PACES : Les eaux souterraines mieux connues en Chaudière-Appalaches

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Le Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES) en Chaudière-Appalaches est maintenant complété et l’ensemble des travaux exécutés entre avril 2012 et mars 2015 ont permis de produire un portrait régional de la ressource.

Les résultats de cette vaste étude ont d’ailleurs été présentés aux partenaires du projet le 3 juin 2015 à Scott où étaient rassemblés une trentaine d’intervenants issus pour la plupart du monde municipal.

La région d’étude couvre la Chaudière-Appalaches (14 600 km2), excluant toutefois la Ville de Lévis qui a été couvert par le projet PACES de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ).

Le PACES en Chaudière-Appalaches a fourni les connaissances requises pour favoriser une meilleure gouvernance de l’eau souterraine. Les données acquises, les cartes produites et les analyses consignées dans un rapport pourront renseigner les utilisateurs sur la qualité et la quantité d’eau souterraine, de même que sur sa vulnérabilité, sa recharge, son écoulement et plusieurs autres aspects importants de cette ressource.

Une section du rapport met en relation les préoccupations exprimées par les citoyens de la Chaudière-Appalaches avec l’état des ressources en eau souterraine établi par le présent projet. Cette section aidera les organismes régionaux à établir leurs priorités d’actions pour une gestion durable de l’eau souterraine. Ces efforts devront toutefois être soutenus par les organismes gouvernementaux et les chercheurs intéressés à la ressource.

Les personnes désireuses de consulter ce rapport peuvent le faire en se rendant sur la page Documentation. Il est également possible de se référer à l’organisme de bassin versant qui dessert votre territoire pour en savoir plus sur le PACES et ses suites.

Le Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines en Chaudière-Appalaches a été réalisé conjointement par le Centre Eau Terre Environnement de l’INRS (INRS-ETE), par l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) et par le Regroupement des organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches (OBV-CA) grâce au soutien financier du ministère du Développement durable, de l’Environnement, et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) et de la Conférence régionale des élu(e)s (CRÉ) de la Chaudière-Appalaches. Les partenaires régionaux sont, en plus de la CRÉ et des OBV, huit MRC, les Fédérations de l’UPA et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Fin du projet d’identification des sous-bassins agricoles prioritaires

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Les organismes de bassins versants de la région de Chaudière-Appalaches ont réalisé, sous la direction du COBARIC, un projet d’identification des sous-bassins agricoles prioritaires en Chaudière-Appalaches permettant d’identifier les zones pour lesquelles la dégradation de l’eau semble provenir majoritairement du secteur agricole.

Le territoire de la Chaudière-Appalaches a d’abord été découpé en 216 unités de bassin versant (UBV) de 50 à 100 km2. Ces UBV ont par la suite été comparées entre elles selon une grille d’analyse comprenant 25 indicateurs qui permettent de quantifier la pression sur le milieu récepteur.

Parmi ces indicateurs, on retrouve les superficies cultivées, le nombre d’animaux, la structure du sol, la topographie, l’impact sur la population, la faune et la flore présentes, la densité de cours d’eau dans la zone, etc.

Cette analyse comparative des UBV a permis de faire ressortir les 30 UBV où la pression agricole est la plus importante. Le tableau suivant présente les UBV de la première à la trentième position, la première étant considérée comme celle subissant la plus forte pression.

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Un portrait de la situation locale a finalement été réalisé pour chacun des 30 UBV identifiés comme étant prioritaires. Outre le portrait agricole du territoire, ce document contient d’autres informations pertinentes comme les prises d’eau souterraines ou les systèmes de traitement et de captage d’eaux municipaux.

Ces portraits peuvent être fournis par la Direction régionale de la Chaudière-Appalaches du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation à ceux qui en font la demande. Les renseignements qu’ils contiennent sur la situation de la zone seront utiles pour ceux qui souhaitent démarrer un projet individuel ou collectif qui vise l’amélioration de la qualité de l’eau.

Ce projet a été réalisé avec une aide financière du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dans le cadre du Programme Prime-Vert, sous-volet 3.1 – Approche régionale.

« Grâce au projet chapeauté par le COBARIC, affirme Annie Goudreau, conseillère régionale en agroenvironnement au MAPAQ, la région connait mieux les secteurs où les sommes à investir et les efforts à fournir généreront les plus grands bénéfices pour la qualité de l’eau et les écosystèmes. »

Rapport final

Rapport final résumé